Dirigeant actif depuis 1971, date à laquelle il créa aidé par Robert Mararo joueur du Celtic le club de Grigny (91) et fortement poussé par le regretté André Reveillon, Président de le Ligue Ile de France, Bernard est resté impliqué depuis... Full profile
Thursday 1st October 2009
Le succès et l'impact médiatique des Dragons Catalans est une opportunité pour relancer le Rugby à XIII français qui a perdu pas mal de place, quand il n'est pas carrément inexistant, dans les journaux nationaux ou provinciaux.
La Fédération a bien compris cette impérieuse nécessité puisqu'elle a mis le développement dans ses objectifs. A mon sens en dehors des moyens qui devraient être mis en œuvre, l'aspect primordial est la stratégie à retenir.
En effet, le temps n'est plus on l'on « montait » un club satellite avec quelques anciens du club principal voisin. La plupart du temps, sauf quelques rares exemples, ces clubs duraient quelques années, le temps que les « pionniers » prennent de l'âge et ensuite passent à autre chose. Sans véritable base, sans école de rugby, ces clubs qui n'étaient en fait qu'une équipe de copains, se mettaient en sommeil pour le plus souvent ne pas ressusciter.
Il m'apparait que pour décupler le nombre de pratiquants, il y a deux axes complémentaires de développement qu'il conviendrait d'initier concomitamment.
L'un concerne les territoires ou le Treize n'est pas (ou alors très peu) implanté. L'autre concerne les zones traditionnelles d'influence treiziste.
Dans les zones vierges de XIII ou à faible implantation, il conviendrait simplement de copier (en tenant compte des spécificités locales) ce qui a été fait en Angleterre, Ecosse et Pays de Galles en une douzaine d'années avec le système de la Rugby League Conference (RLC) qui s'est développée en dehors des zones traditionnelles. Cette structure amateur, dirigée par une organisation indépendante, a permis d'implanter petit à petit le rugby à 13 sur la totalité du territoire par le biais d'une compétition organisée en poules géographiques au nombre de clubs qui varie au fur et à mesure de la croissance, sur une durée de 2 à 3 mois pendant l'été uniquement. Bien des joueurs à XV, amateurs ou universitaires ont ainsi pu s'essayer à ce nouveau sport en dehors de la période traditionnelle d'hiver de leur pratique habituelle. Aujourd'hui cela a permis de créer une 3ème division Nationale de 11 clubs outre une compétition dite « Première division » (4 Anglaises et 1 Galloise), et 6 « Divisions Régionales » (5 Anglaises et 1 Écossaise).
Cette structure est complémentaire de l'organisation amateur traditionnelle conduite par la BARLA dont les compétitions se déroulent toujours en hiver. Je rappelle que les compétitions professionnelles ont opté pour une saison de février à septembre/octobre.
Dans les zones d'implantation traditionnelle, il conviendrait, notamment par le biais des nouvelles aides en matière d'éducateurs mises en place par la fédération, de développer dans le milieu scolaire en irradiant dans les quartiers pour les grandes villes, et au-delà dans les petites communes voisines pour les villes de moindre taille. Ainsi et petit à petit, la toile se tisserait et l'on aurait la possibilité d'organiser des tournois sans grand déplacement, dans les catégories de jeunes concernées, ce qui serait un progrès considérable.
Ainsi , avec un maillage étendu du territoire la représentativité du treize, ne pourrait plus être contestée par les média écrits, parlés ou télévisuels, sans lesquels on le sait bien les sponsors majeurs, et le grand public ne peuvent être intéressés.